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Core Group

Sous la supervision de Maja Hoffmann, le programme culturel et architectural de Luma Arles a été développé par un "Core Group", un groupe de conseillers internationaux composé de curateurs, directeurs de musées et artistes : Hans Ulrich Obrist, Beatrix Ruf, Liam Gillick, Tom Eccles et Philippe Parreno.

 

Fondatrice et présidente de la Fondation Luma, et fondatrice de Luma Arles

En pilotant le développement de Luma Arles, Maja Hoffmann a permis de faire avancer la mission de la fondation en s'attaquant à des questions urgentes concernant la culture, la nature, l'expérimentation scientifique et l'écologie, tout en encourageant de nouvelles structures pour l'innovation et vers un changement positif.

Tout en aidant Luma à se faire connaître grâce à ses multiples projets et programmes artistiques, qui comprennent également des initiatives telles que la direction et la production de la biennale artistique Elevation 1049 à Gstaad ou la programmation de Luma Westbau à Zurich, Maja est également activement engagée auprès d'un certain nombre d'institutions internationales.

Elle est actuellement présidente du Swiss Institute, New York (États-Unis) et de la Fondation Vincent van Gogh Arles (France), vice-présidente de la Fondation Emanuel Hoffmann, Bâle (Suisse), et siège au conseil d'administration des Serpentine Galleries, Londres (Royaume-Uni), de la Kunsthalle Zürich (Suisse), du New Museum of Contemporary Art et du Center for Curatorial Studies at Bard College, tous deux à New York (États-Unis).

Elle est engagée dans la préservation de l'environnement et de ses ressources naturelles dans le cadre de son action avec la Fondation MAVA, la Fondation Tour du Valat, ainsi que dans la protection des droits humains par l'intermédiaire de Human Rights Watch.

 

Co-directeur artistique, Luma Arles

Hans Ulrich Obrist a rejoint le LUMA Arles Core Group de conseiller·ère·s internationales·ux en 2007, et a été nommé co-directeur artistique en 2019. Hans Ulrich Obrist est également directeur artistique des Serpentine Galleries, Londres (Royaume-Uni), conseiller principal de la programmation à The Shed, New York (États-Unis), et co-fondateur de 89plus.

Auparavant, il était curateur au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (France). Depuis sa première exposition World Soup (The Kitchen Show) en 1991, il a conceptualisé et organisé plus de 300 expositions. Obrist a donné des conférences dans des institutions académiques et artistiques du monde entier.

Il est également rédacteur associé des revues ArtforumAnOther Magazine032C, il contribue régulièrement aux magazines MousseKaleidoscopeKinfolkNumero et Hero, et il écrit également des articles pour Das Magazin et Weltkunst.

En 2011, il a reçu le CCS Bard Award for Curatorial Excellence, et en 2015, il a remporté le Internationalen Folkwang-Preis pour son engagement dans le domaine des arts. En 2018, l'Appraisers Association of America a décerné à Obrist un prix d'excellence dans le domaine des arts.

 

Beatrix Ruf a dirigé le Stedelijk Museum à Amsterdam de novembre 2014 à janvier 2018.

De septembre 2001 à octobre 2014, elle est directrice et conservatrice en chef de la Kunsthalle de Zürich où elle supervise un important projet d’extension lancé en 2003 et achevé en 2012.

De 1994 à 1998, elle est conservatrice au musée d'art du canton de Thurgovie à Warth (Suisse), puis directrice du Kunsthaus Glarus (Suisse) de 1998 à 2001.

Elle organise la 3e édition de la Tate Triennial à Londres en 2006 et est nommée co-commissaire de la triennale de Yokohama (Japon) en 2008.

Commissaire de la collection Ringier de 1995 à 2014, elle co-fonde en 2013 le programme de conservateurs de musée POOL, à Zurich.

Beatrix Ruf est également membre de plusieurs comités consultatifs et de programmes, tels que le Between Bridges (Berlin) ; l’Istanbul Modern (Istanbul) ; Garage, le musée d'art contemporain de Moscou; le MAXXI (Rome); la Samdani Art Foundation (Bangladesh); le conseil d’administration de la Collection Mark Morrisroe et le comité d’acquisition et de programmation de La Caixa (Barcelone).

 

Liam Gillick est un artiste et auteur qui emploie des moyens multiples afin d’appréhender les nouveaux systèmes de contrôle idéologiques apparus au début des années 1990. 

Les travaux de Gillick vont de productions d’ouvrages courts à des collaborations architecturales à grande échelle. Son travail s’articule dans une tension constante entre des œuvres formellement minimalistes qui interrogent le langage de l'espace rénové, et une approche critique ancrée dans le texte et l’écriture. Cette approche s’enrichit par la mise à l’épreuve continue des conventions de l'Exposition en tant que forme. 

Liam Gillick a par ailleurs produit plusieurs courts métrages depuis la fin des années 2000, traitant de l’évolution de l'artiste contemporain en tant que figure culturelle. Au cours de cette période, Gillick a déployé son travail au sein de lieux expérimentaux et à travers des projets collaboratifs avec des artistes tels que Philippe Parreno, Lawrence Weiner et Louise Lawler.

 

Co-directeur artistique, Luma Arles

Tom Eccle a rejoint le LUMA Arles Core Group de conseiller·ère·s internationales·ux en 2007, et a été nommé co-directeur artistique en 2019.

Tom Eccles est également directeur exécutif du Center for Curatorial Studies au Bard College aux États-Unis, où il supervise également les expositions et les programmes du Hessel Museum of Art (depuis 2005).

Il était auparavant le directeur du Public Art Fund à New York (1995-2005). Eccles est curateur de Park Avenue Armory depuis 2007 et a organisé de nombreux projets publics, des expositions et des programmes de conférences aux États-Unis et à l'étranger.

 

Philippe Parreno est un artiste basé à Paris. Il travaille sur le décalage entre les différentes formes de représentation des images, entre réalité et fiction, langage et narration, sur les codes télévisuels et cinématographiques, sur l’apparition et la disparition des formes ainsi que sur leur exposition. 

En 2012, il met en scène l’exposition Dancing Around the Brideau Philadelphia Museum of Art et une dramaturgie se dessine dans son exposition de 2010 à la Serpentine Gallery. 

En 2013, pour son exposition Anywhere, Anywhere Out of the World, il transforme le Palais Tokyo en un énorme organisme vivant, une machine poétique dont le mécanisme est en perpétuelle évolution. Le montage de l’exposition ressemble à un gigantesque plateau de cinéma, où les œuvres se déclenchent, s’arrêtent, se court-circuitent. Il déploie ici un art du programme.

En juin 2015 il ouvre une exposition qui s’intitule H {N)Y P N(Y} OSIS au Park Avenue Armory de New-York - la suite de Anywhere, Anywhere Out of the World.

 

En 2020, le Core Group prend une nouvelle dimension pour devenir l'Artistic College, accueillant 3 nouveaux membres : Ian Cheng, Sophia Al Maria et Paul B. Preciado.

 

Ian Cheng (né à Los Angeles en 1984) est un artiste qui réside et travaille à New York. Il a présenté de nombreuses expositions, notamment individuelles au MoMA PS1, New York ; aux Serpentine Galleries, Londres ; au Carnegie Museum of Art, Pittsburgh ; à la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, Turin ; à la Julia Stoschek Collection, Berlin ; et des expositions collectives à la Biennale de Venise ; Moderna Museet, Stockholm ; Museum of Modern Art, New York ; Whitney Museum of American Art, New York ; Hirshhorn Museum, Washington DC ; Tate Modern, Londres ; Louisiana Museum, Copenhague ; Fondation Louis Vuitton, Paris ; Sculpture Center, New York.

Depuis 2012, Cheng a réalisé une série de simulations qui examinent la capacité d'un agent à faire face à un environnement en constante évolution. Ces créations ont abouti à la trilogie des Emissaries, dans lesquelles est introduit un agent narratif dont la motivation à performer une histoire est mise en échec par le chaos illimité de la simulation. Plus récemment, il a développé BOB (Bag of Beliefs), une créature IA dont la personnalité, le corps et la biographie évoluent au fil des expositions, ce que Cheng appelle « art with a nervous system » [l'art doté d'un système nerveux].

Le travail de Sophia Al-Maria comme autrice, cinéaste et artiste évolue autour de la relation tendue entre les créateur·rice·s et la société, avec une attention particulière aux systèmes socio-économiques qui dictent ces conditions. Une grande partie de sa pratique artistique découle d'expériences personnelles ; elle a recours aux problématiques de genre et de lieu comme plateformes pour examiner le paysage du cinéma indépendant, la relation entre l'espace public et les systèmes hégémoniques tels que la publicité, et les diverses forces historiques qui ont façonné des lieux à l’image du Caire ou de Dubaï. L'artiste installée à Londres, qui a également été déléguée du collectif d'artistes GCC (une référence au Conseil de coopération des États arabes du Golfe), a aussi été remarquée pour son travail sur le « Gulf Futurism » [Futurisme du Golfe], un concept décrivant ce qu'Al-Maria perçoit comme les tendances sociales et esthétiques dystopiques qui caractérisent la région en rapide développement du Golfe persique. L'artiste qataro-américaine est née en 1983, elle vit et travaille à Londres, au Royaume-Uni. 

Parmi ses expositions individuelles récentes, citons Beast Type Song, Tate Britain, Londres, Royaume-Uni (2019) ; Project Room #10, Sophia Al-Maria, Mirror Cookie, Fondazione Pomodoro, Milan, Italie (2019) ; Sophia Al-Maria: BCE, Whitechapel Gallery, Londres, Royaume-Uni (2019).

Écrivain et commissaire d'exposition, Paul B. Preciado (né à Brugos, Espagne en 1970) vit et travaille entre Paris et Barcelone. Preciado est une figure internationalement reconnue dans le champ de la philosophie du corps, des études de genre et de la politique sexuelle. Son premier livre, Manifeste contra-sexuel est devenu une référence clef pour l'activisme européen queer et transféministe. Paul B. Preciado est également l'auteur de Testo Junkie. Sex, Drugs and Biopolitics et Pornotopie. Il a récemment publié Un appartement sur Uranus, recueil de ses articles publiés depuis 2013 pour le quotidien Libération.